Cambodia, Thailand & Malaysia /F/

Peu de news ces derniers mois, mais quand tout se passe bien il y a si peu à raconter (tiens, c’est comme au journal télévisé !). Je ne m’attarderai pas sur le Cambodge, où vous avez pu lire nos premières galères sur le Mekong Discovery Trail. Rob a choppé une infection parasitaire qui l’a cloué au lit pendant un mois, le premier traitement antibiotique n’ayant pas totalement fonctionné (c’est vrai que les médoc ne doivent pas être stockés à plus de 25°C, et qui sait combien de temps ceux achetés sont restés dans ce placard “en pharmacie” sous ce climat…). Nous avons donc opté pour des déplacements en bus, via Kratie, la capitale Phnom Penh et Siem Reap, où nous avons quand même fait une visite express DU site à voir au Cambodge : Angkor Wat.

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En bref, et probablement d’un point de vue très subjectif du fait des conditions, le pays ne nous a pas vraiment plu : développement général comparable au Laos, mais franchement plus sale, prix plus élevés, circulation à Phnom Penh exécrable… Difficile de vraiment juger en fait car, bus oblige, nous nous sommes retrouvés dans les coins touristiques que nous voulions à la base éviter. Pour finir sur une touche positive, nous avons pris une semaine de “vacances” dans un petit hôtel impeccable avec piscine et de délicieux plats italiens (ouhh, je sens que je vais en vexer certains) qui, à l’aide d’un suivi médical approprié, a remis Rob sur pied !

dsc_1985Arrivés en Thaïlande, c’est un nouveau monde. Le long de la côte, nous avons presque retrouvé les standards européens, et même plus ! Des petites villes super propres côtoyant des plages de sable fin, des hôtels tout aussi impec avec climatisation (même si personnellement on privilégie le ventilo) et, surtout, pour les longs trajets à vélo, des routes nickels (sans trous, sans verre, sans cailloux) avec peu de circulation, des bas-côtés aussi larges que des voies pour voitures, voire même parfois des pistes cyclables toutes belles qui nous accueillent comme sur une voie privée !

Ca peut vous paraître rien, mais quand on passe en moyenne 6h sur la journée à rouler, c’est sans prix que de pouvoir passer son temps à regarder le paysage et se perdre dans ses pensées sans devoir se préoccuper des 10 voitures, camions et bus qui cherchent à vous doubler alors qu’il n’y a tout simplement pas la place !dsc_0053 La Thaïlande fut un jeu d’enfant par rapport au Laos (ses pistes boueuses, quoiqu’amusantes, et sa nationale n°13, et la Malaisie dont on parlera plus tard), et c’est un pays que je recommanderais absolument pour les cyclistes qui recherchent des parcours superbes et sans stress. Nous avons en effet suivi la côte sud puis la côte est tout du long, nous offrant un paysage doté de magnifiques plages,dsc_1966 souvent très peu occupées voire vides. J’ai aussi pu faire mes premières baignades “à la locale”, c’est-à-dire sans autres touristes que les Thaïlandais eux-mêmes et quelques Chinois, qui ne se baignent non pas en bikinis ou shorts de bain, mais tout habillés ! Honnêtement ce n’est pas très agréable, on ne sent pas la même liberté de mouvement quand on nage, les vêtements collent à la peau dès qu’on sort de l’eau, on a tout de suite froid au moindre petit vent puisqu’il n’est pas question de se changer sous une serviette sur la plage. Bref j’ai attendu qu’on soit vraiment seuls pour pouvoir vraiment en profiter (les occasions furent nombreuses). Arrivés au sud de la Thaïlande, on a découvert des villages plus rustiques, moins développés qu’au nord. Tout du long nous avons vraiment apprécié l’amabilité et l’accueil chaleureux des Thaïlandais, d’autant plus sur le vélo car c’est un vrai sport ici, nous avons très souvent été encouragés par des pouces levés à travers les fenêtres des voitures, ça motive ! Nous avons terminé notre course, après plus de 1000 km, à Phatthalung, où nous avons pris un train vers la Malaisie en raison des conflits présents dans les quatre régions les plus au sud du pays, déconseillées pour des raisons de sécurité.

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Et ainsi nous avons découvert la Malaisie, à Georgetown, sur l’île de Penang. 1er “choc” : interdiction de fumer dans la ville. Bon, alors cherchons un hôtel avec une place fumeur. Prix très élevés pour la région (pas moins de 20€ la nuit pour des chambres minuscules avec salle de bain partagée), nous finissons par trouver une petite guesthouse très sympathique. La ville a clairement son charme, que nous retrouverons dans d’autres villes : une multiculturalité impressionnante, c’est-à-dire une proportion élevée de locaux, les Malais, des musulmans (les femmes étant très vite reconnaissables avec leur voiles), les Chinois (aussi facilement reconnaissables, les mini-shorts faisant gros contraste), et les Indiens. Du coup, un choix très large de restaurants, dont nous nous régalons chaque jour en fonction des envies : soupes de nouilles, platées de riz avec viandes et poissons divers très assaisonnés (pimentés, sucrés…), repas végétariens… Après quelques jours, nous tentons de rouler vers le sud, mais il y a définitivement trop de trafic, on finit par se diriger vers le prochain arrêt de train où on achète des billets pour Taiping.

dsc_0101 Malgré une suite du trajet qui ne semble pas plus relax (nos cartes nous indiquent qu’ils n’y a que des voies rapides et autoroutes vers le sud), on veut vraiment continuer la route à vélo et remontons sur les selles au bout de quelques jours. Sans surprise, la journée est horrible : voies chargées, sans bas-côtés, on est contents d’arriver à Lumut, ville côtière fort calme et agréable. Assez de cette folie routière, on décide de prendre un bus direct vers Klang, près de Kuala Lumpur. Le 1er chauffeur veut 20$ par vélo (sale profiteur !), on refuse poliment, et il ne nous reste plus qu’à attendre 5h pour prendre le bus suivant. Arrivés à Klang, nous passons la nuit avant de repartir le lendemain. Nos cartes nous dégotent un itinéraire sans passer par les voies principales, donc normalement sans stress. On doit notamment rouler sur des chemins, mais qu’est-ce donc ces “chemins” ? Concrètement, nous traversons la forêt et nous retrouvons sur des chemins tout à fait roulables sur le plan technique, mais pleins de hautes herbes, avec la faune qu’elles peuvent cacher (c’est vrai qu’il y a des serpents dans le coin ?). On dévie et tente un raccourci… pour se retrouver devant un “ruisseau” d’eau absolument abominable (quand on a lancé un lourd morceau de bois dedans pour estimer la profondeur, ce qui a remué le liquide, j’en ai eu des haut-le-cœur tant l’odeur était nauséabonde). Il y a bien un petit pont (comprenez : trois branches) mais la solidité du truc ne nous semble que moyennement fiable. Bref, on recherche un autre chemin… A nouveau les serpents… Bon, demi-tour et on retourne sur cette petite “interruption de chemin”. Je traverse, on se transfère (non sans un peu de sueur) les vélos, Rob me lance les bagages, traverse lui-même, et on y est ! dsc_0109On arrive à un 1er terrain avec travaux, évidemment interdit et contournable que par l’autoroute. Bon, on tente, ça passe. Arrive un 2e chantier dans lequel se trouve le passage qui mène sous l’autoroute. Les travailleurs nous indiquent qu’on ne peut pas rejoindre ce passage, qu’il faut faire un détour par 2 routes principales. Bien décidés à ne pas faire ce détour, on tente à une autre entrée sur le chantier, où cette fois les gars nous laissent passer, et on finit par trouver le passage sous l’autoroute. On arrive, au bout de 7h et non des 4h théoriques (il n’y avait que 50 km !)  à Kota Warisan, où nous passons les derniers jours de notre périple asiatique.

Pour finir, une petite image pour faire réfléchir (vue au musée de la ville de Penang) : “Bonne culture, meilleure culture”, c’est avant tout une question de point de vue !

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