Beginning of the bike adventure in Laos – 2/2 /F/E/

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flagFR-h12 Début de notre aventure en vélo au Laos – 2/2 – (les jours précédents…)

Mardi matin, départ un peu tardif (7h) : Rob a très mal dormi à cause des bus qui traversent le village, sur la route n°13 juste devant notre fenêtre, et qui klaxonnent comme des fous pour prévenir qu’ils arrivent et qu’il faut vite faire place. Décidément, cette route et ses bus nous emm*** vraiment jusqu’au bout ! Malgré les prévisions météo qui annoncent un temps couvert, c’est tout comme la veille : il fait chaud, il fait lourd, c’est dur. Après quelques dizaines de kilomètres sur la n°13, nous arrivons à un croisement nous permettant d’accéder à la plus petite route parallèle le long du Mékong. dsc_1368.jpgEt cette fois-ci, le chemin nous y menant est une belle large piste en terre rouge, sans circulation, sans cailloux ! C’est un vrai bonheur 🙂. Il y a bien des fois où les côtes sont si raides qu’on doit les monter à pied en poussant le vélo, mais ce n’est pas grave, on est si contents de croiser si peu de véhicules et de pouvoir enfin rouler l’esprit tranquille. 7 km plus loin arrive un grand fossé avec une rivière au milieu, et des barques enchaînées.

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Mais, mais… il ne devait pas y avoir un pont ici ? La carte l’indique, mais on a beau chercher, pas de pont ! On fait un détour dans le village d’à côté pour demander comment on traverse cette petite rivière. Un habitant parlant un peu anglais nous indique que oui, c’est “seulement” à une dizaine de kilomètres plus loin, en retournant sur la route n°13 ! Nooooooonn !!! On retourne à la rivière, on se creuse la tête : nager et tirer les vélos avec une corde ? Rouler dans l’eau en espérant que ce ne soit pas trop profond ? Avec nos 20 kg de bagages dont quelques appareils électroniques, aucune de ces idées ne nous convainc. Il est 13h, la chaleur est devenue insupportable, on hésite presque à attendre jusqu’à 16h tellement on est à bout. Quelques cigarettes et un coup de motivation plus tard, on ré-enfourche les vélos et on retourne sur la route n°13, où au croisement se trouve heureusement une guesthouse. On y pose les vélos, décharge les bagages. Un dernier coup d’œil et… put***, encore un pneu crevé ! Sur mon vélo cette fois-ci, et le responsable est un micro-bout de verre. Ça nous confirme que : 1) la bordure de la nationale est pleine de déchets qu’on ne peut pas toujours éviter (si on veut rester en vie), 2) nos pneus sont absolument mer***iques ! Deux crevaisons en trois jours, à ce rythme-là on va vite être à court de rustines ! Soyons positifs, j’ai appris à démonter/remonter un pneu et à réparer une chambre à air. Bon, on continuera le chemin demain à des heures plus matinales et plus fraîches.

Mercredi matin (l’empereur, sa femme et le petit priiinceu), cette fois c’est la bonne. Ça commence bien : le temps est bien couvert, bien nuageux, bien frais, nous sommes motivés ! On pédale vite fait bien fait sur cette maudite n° 13 pendant qu’elle est encore calme et arrivons à Ban Naliang, où nous découvrons presque comme un Graal une belle piste rouge sur notre droite, notre accès à cette fameuse petite route le long du Mékong qui commence à se faire sérieusement désirer. Et à vrai dire, elle se fera désirer jusqu’au bout ! Parce que cette belle piste rouge qui traverse la forêt (ou la jungle, devrais-je dire) se révèle être fort boueuse, nous forçant fréquemment à quitter nos selles de peur de tomber dans 40 cm d’eau rouge de boue. C’est fatiguant, on avance à vitesse d’escargot, mais on s’éclate !

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Et enfin, nous voilà sur la petite route ! Elle aussi est une large piste en terre rouge, avec parfois un peu de boue, parfois un peu de cailloux, parfois quelques véhicules, bref, amusante à souhait ! Et surtout, elle traverse tout du long de très nombreux petits villages où les habitants nous saluent de longs “Sabaideee” (“bonjour” en Lao), nous font des grands sourires, les enfants agitent les bras pour nous saluer. Pendant des heures on roule sur cette piste, on fait des pauses thé sucré bien frais et cigarette, on échange comme on peut avec les habitants (je peux parfois parler français et j’ai même pu pratiquer mon chinois), bref, on vit enfin ce qu’on avait tant espéré, c’est fabuleux !

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Pause déjeuner avec l’incontournable soupe de nouilles, après laquelle on peut repartir sans problème car le ciel est tellement couvert qu’il fait toujours agréablement frais. A 16h, il est tellement couvert que les nuages se noircissent, et là, c’est la douche ! On se réfugie sous un arbre, changement de T-shirt, enfilage de poncho, longue attente mais la pluie ne semble pas vouloir s’arrêter. On reprend la route en espérant que les imperméables pour les bagages resteront étanches jusqu’à la prochaine ville où on pense pouvoir passer la nuit, à Ban Pak-Hinboun Nua. Les derniers 10 km sont épuisants : la pluie a rendu la piste boueuse et les pneus s’enfoncent dans la terre, chaque coup de pédale s’oppose à une forte résistance et notre vitesse décroît fortement. A 18h30, ça y est, on est arrivés ! La nuit tombe dans une heure, il faut maintenant trouver un logement. On se renseigne dans plusieurs cafés mais toujours la même réponse : près de Hinboon sur la route n°13, à plus de 10 km. Noooooooon !!! Le problème est qu’on ne connaît pas l’état de la route pour s’y rendre et qu’on ne pourra jamais faire ces 10 km sur la demi-heure qu’il nous reste avant qu’il fasse noir (nous n’avons évidemment pas de phares). Dans un dernier élan d’espoir, on se rend au petit hôpital local en espérant qu’il pourront nous proposer un lit pour la nuit. Chanthala Inthavong, le médecin qui nous accueille et que nous remercions chaleureusement, nous conduit finalement en pick-up à l’endroit indiqué (et en voyant l’état de la piste encore plus boueuse que précédemment, effectivement ça aurait été très très long en pédalant). Une fois arrivés, on se prépare quelques nouilles instantanées et au lit ! Nous sommes tous les deux exténués par ces 10h de vélo et on aimerait beaucoup se reposer le lendemain. Mais pourquoi rester dans une guesthouse perdue au milieu de rien alors que Thakhek, la “grosse” ville du coin (30 000 hab.), est à seulement 30 km d’ici ? Bon, demain c’est reparti pour un petit tour, et on pourra enfin se reposer un peu !

Jeudi matin, après une grâce mat’ (lever à 7h), le démarrage est difficile : les muscles tirent, nous devons à nouveau affronter, non sans prise de tête, la route n° 13 car sur cette portion la petite route le long du Mékong s’interrompt. Au bout de 2-3h, nous voilà arrivés dans une charmante petite ville où nous pouvons enfin nous arrêter quelques jours… et déguster autre chose que des soupes de nouilles !

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En conclusion de ces 5 premières journées à vélo, après environ 350 km : nous voulions un peu d’aventure et de sport, nous voulions voir des petits villages, des lieux non touristiques ? Eh bien nous avons été servis, et même plus que ce que nous attendions ! C’est très éprouvant, physiquement et parfois mentalement, mais l’acquisition de ces vélos est pour moi l’une des meilleures décisions que nous ayons prises lors de ce voyage. Reste à voir comment va se passer la suite du bike trip…

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[uk_flag] Beginning of our adventure by bike in Laos – 2/2 – (the previous days…)

Tuesday morning, departure a little bit late (7 am): Rob slept very badly because of the buses running through the village on Route 13 just outside our window, honking like mad to announce their arrival, and that everybody must quickly make room for them. Definitively, this road and  its busses really piss us up all the way! Despite forecasts that announce overcast weather, it’s just like the day before: it’s hot, it’s sweaty, it’s hard. After a few dozens of kilometers on the 13, we come to a crossroad allowing us access to the smaller parallel road along the Mekong. dsc_1368.jpgAnd, this time, the path leading us is a beautiful width track in red earth, no traffic, no pebbles! It’s a delight 🙂. Many times the hills are so steep that we have to unmount and push the bikes, but it doesn’t matter, we are so happy to meet so few vehicles and to finally roll with peace of mind. 7 km further comes a big gap with a river in the middle, and chained boats.

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But, but… was it not supposed to be a bridge here? The map indicates one, but in front of us, no bridge! We make a detour to the next village to ask how we could cross this small river. A resident speaking a little English tells us that yes, it is “only” about ten kilometers away, returning on the road No. 13! Nooooooo!!! We go back to the river, we brainstorm: swim and pull the bikes with a rope? Roll in the water, hoping it isn’t too deep? With our 20 kg luggage with some electronic devices, none of these ideas are convincing. It’s 1 pm, the heat became unbearable, we almost hesitate to wait until 4 pm, we are in such a state. Some cigarettes and some motivation later, we mount the bikes and head back toward road No. 13, where at the crossing, we fortunately find a guesthouse. There we park the bikes and discharge the luggage. A last look and shit!, a flat tire again! On my bike this time, and the responsible is a micro-piece of glass. This confirms us that: 1) The border of the national road is full of waste that cannot always be avoided (if we want to stay alive), 2) Our tires are absolutely shit! Two punctures in three days, at this rate we will soon be short of patches! Let’s be positive, I learned to disassemble / reassemble a tire and fix a tube. Well, we will continue the road tomorrow morning and to cooler hours.

Wednesday morning, this time is the good one. It starts well: the weather is well cloudy,  well fresh, we are full of motivation! Fast pedaling, quickly done well done, on that cursed 13 while it’s still quiet and get to Ban Naliang, where we discover almost like a holy grail a beautiful red track on our right, our access to that famous little road along the Mekong, which is seriously playing hard to get. And indeed, untill to the end! Because this beautiful red trail through the forest (or jungle, I should say) turns out to be very muddy, often forcing us to leave our saddles for fear of falling in 40 cm of red sludge water. It’s tiring, we roll to snail’s pace, but we have fun!

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And finally, we are on the small road! It has also a wide track of red earth, sometimes with a little mud, sometimes a few stones, sometimes some vehicles, in one word, just fun! And above all, it crosses all along numerous small villages where locals greet us with long “Sabaideee” ( “hello” in Lao), make us big smiles, the children wave their arms to greet us. For hours we drive on this track, have breaks with cold sweet teas and cigarettes, we talk as we can with the people (sometimes I can speak French and I could even practice my Chinese). In one word, we finally saw what we had hoped for, it’s fabulous!

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Lunch break with the inevitable noodle Soup, after which we can leave without any problem because the sky is so cloudy that always pleasantly cool. At 4 pm, it’s so covered that the clouds darken, and then comes the shower! We flee under a tree, change our t-shirts, put on ponchos, wait quite a long wait but the rain doesn’t seem to stop. We take the road again, hoping our waterproof luggage will remain sealed until the next town where we think we can spend the night, in Ban Pak-Hinboun Nua. The last 10km are exhausting: the rain makes the track muddy and the tires sink into the earth, every pedal stroke opposes a strong resistance and our speed decreases sharply. At 18:30, there it is, we got it! Night falls in an hour, we must now find accommodation. We ask in several cafes but always the same answer: nearly Hinboon on Highway No. 13, over 10 km. Noooooooo !!! The problem is we don’t know the condition of the road to get there and we will never ride the 10 km on the half hour we have left before dark (of course we haven’t got headlights). In a last surge of hope, we go to the small local hospital hoping that it can offer us a bed for the night. Chanthala Inthavong, the doctor who welcomes us and whom we warm thank, eventually gives us a ride to the guesthouse where indicated (and seeing the state of the more muddy track as before, indeed it would have been very very long to ride). Once there, we get some instant noodles and go to bed! We’re both exhausted by the 10h of cycling and would love to rest the next day. But why stay in a guesthouse, lost in the middle of nothing, while Thakhek, the “big” city in the neighbourhood (30,000 inhab.), is only 30 km from here? Well, tomorrow a little ride again, and we’ll finally be able to get some rest!

Thursday morning, after having slept in (up to 7 am), starting is difficult, with muscle cramps, we must again face, not without hassle, the road No. 13 because on this portion, the small road along the Mekong stops. After 2-3 hours, we arrive in a charming little town where we can finally have a break for a few days… and enjoy something else than noodle soups!

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In conclusion of these first 5 days by bicycle, after about 350 km: we wanted some adventure and sports, we wanted to see the small villages, non-tourist places? Well we got all of this, and even more than what we expected! It’s very challenging, physically and sometimes mentally, but acquiring these bikes is from my point of view one of the best decisions we took during this trip. Remains to be seen how will run the bike trip afterwards…

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