Beginning of the bike adventure in Laos – 1/2 /F/E/

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flagFR-h12 Début de notre aventure en vélo au Laos – 1/2

Nous avons décidé la semaine dernière de nous acheter deux vélos et de continuer la route en pédalant. J’aurais ainsi pu titrer cet article “Changement de moyen de transport” mais c’est en fait bien plus que ça : ça transforme complètement le voyage, du rythme des journées à l’itinéraire emprunté.

Pourquoi cette décision ? Après presque 5 mois de voyage en bus, train et avion à travers l’Inde, la Chine et le Vietnam, nous nous sommes un peu lassés du voyage :

  • Ces modes de transport rendent l’accès difficile aux endroits reculés “authentiques”, et on finit par ne voir plus que les lieux touristiques où on passe au final plus de temps avec d’autres touristes qu’avec les locaux.
  • Le voyage manque un peu de consistance et de sens. On choisit souvent une destination pour une belle chose à voir (un majestueux temple, des anciennes ruines, un bout de grande muraille, un parc national, etc.) mais souvent on a fait le tour en quelques jours de ce qu’on était venus voir. Ne pouvant changer de lieu trop fréquemment pour des raisons notamment de budget, on flâne dans la ville à la recherche d’autres occupations, ce qui se termine souvent par un musée et des dizaines de discussions autour d’un café ou d’une bière. Et là on se demande : est-ce que j’ai vraiment envie d’utiliser ces 9 mois de complète liberté (sans dire que le travail est une prison…) à visiter quelques monuments et à siroter des jus de fruits ?
  • Les premiers mois en Inde avaient été source de quelques difficultés et d’excitantes découvertes du fait du choc culturel (c’était aussi le début). Maintenant c’est presque devenu “trop facile” et on finit par toujours faire la même chose, même si ça se passe dans endroits différents.

Bref, on s’est lassés de ce rythme “ville – train/bus – ville”. A notre arrivée au Laos à Vientiane, nous avons donc acheté des VTT et des sacoches pour transformer notre voyage touristique pépère en “bike trip” beaucoup plus pimenté. Nous voilà sur les routes et les pistes (plus ou moins boueuses) depuis 6 jours, avec pour but de rouler le long du Mékong jusqu’à Phnom Penh au Cambodge, soit environ 2000 km, en nous autorisant de prendre bus et pick-ups en cas de difficulté majeure ou si le temps manque.

photo-velos-vientiane.

Petit récit de ces premières journées

Départ dimanche 26 juin de Vientiane direction Paksan. On ne sait pas trop jusqu’où on arrivera, à quel rythme et combien de temps on pourra rouler. Etant donnée la chaleur et l’humidité en Asie du Sud-Est (la saison des pluies n’ayant pas encore vraiment commencé, compter 30 à 35°C en milieu de journée), la première règle est de rouler le matin, et même très tôt le matin. Lever à 5h et départ à 6h lorsqu’il fait jour. Ça c’est la très bonne idée.

chemin-laosPetit point géographique : le Laos a très peu de routes. La route nationale n°13 traverse tout le pays du nord au sud parallèlement au Mékong, à 10-30 km de distance de celui-ci. Il existe également une plus petite route (s’interrompant parfois) qui longe de plus près le Mékong. Entre ces deux routes se trouvent quelques chemins perpendiculaires permettant de passer de l’une à l’autre.

Nous avions prévu de rouler sur la route n°13 afin de profiter d’une route en béton de plutôt bonne qualité, et sur laquelle on peut rouler vite. Ça c’est la très mauvaise idée. On avait beaucoup entendu parler des routes désertes du Laos, mais cela ne semple pas s’appliquer à cette nationale : beaucoup de motos et de scooters (absolument pas gênants) mais aussi d’innombrables pick-ups, camions et bus géants qui foncent à toute allure (à vue d’oeil certains dépassent aisément les 150 km/h sur cette 2-voies pas bien large), qui doublent malgré un manque de visibilité flagrant, qui nous doublent en nous rasant parfois à moins de 20 cm alors qu’on est déjà sur la bordure de la route presqu’à rouler sur le gravier glissant ou les débris de verre… Parce que quand ils ont la place (càd pas de véhicule venant d’en face), ils doublent en te laissant sans problème plusieurs mètres de sécurité. En revanche si un véhicule, même un camion, arrive en face, ils passeront DE TOUTE FAÇON, c’est à toi de faire place. Parce que, comme partout en Asie, le plus gros véhicule a la priorité sur le plus petit, et c’est donc à toi petit vélo de sauver ta peau. On voulait de l’aventure, mais pas du suicide !

dsc_1361.jpgAu bout de quelques dizaines de kilomètres, on craque : on monte dans un bus pour Paksan où on passe le reste de la journée pour relâcher la tension. On sort “en ville” (ou devrais-je dire dans le village) en début de soirée pour aller manger, mais étonnement aucun restaurant ne semble vouloir nous servir un plat. A 17h30, certains mangent en famille, d’autres regardent la Coupe d’Europe de football, d’autres s’occupent avec leur portable, en tout cas nous nous faisons refouler 4-5 fois par un “non” poli et sans autre explication qu’un haussement d’épaules et un sourire gêné et désolé. Pas envie de servir l’étranger ? Pas envie de travailler ? Nous ne saurons pas. Nous trouvons finalement un restau qui nous propose du riz collant et une salade de papaye pas mûre (comme ça se prépare ici), assaisonnée au citron vert avec une tonne de piment. Roby a enfin son piment qui lui manquait, moi je mange du riz sec.

Lundi, on redémarre tôt en espérant atteindre au plus vite la petite route qui longe de plus près le Mékong, la circulation étant plus calme avant 10h. Lors de la première pause, surprise sur le vélo de Roby : déjà un pneu crevé ! Le responsable ? Un mini-bout de métal d’1/3 x 2 mm. Comment un morceau si fin a-t-il pu transpercer le pneu ? Il est 9h, le ciel est dégagé, il fait déjà chaud et lourd. Une rustine posée et une heure plus tard, la chaleur devient dure à supporter, mais il faut continuer. Nous arrivons enfin au croisement avec la plus petite route, à Pakkading. Ouf ! on va enfin pouvoir se séparer des véhicules fous. Mais… cette petite route est bien mignonne mais pleine de pierres, et vu la qualité de nos pneus-papier on préfère pousser nos vélos en marchant… Bon, à ce rythme ça ne vaut pas la peine de continuer, demi-tour et on poursuit sur la route n°13. Chaleur à la limite du supportable, rasades des camions et bus avec quelques pétages de plomb de la part de mon compagnon… mais pas possible de s’arrêter avant de trouver un toit où passer la nuit. Je pensais que le fait de pédaler à vélo aurait été le plus fatiguant, mais c’est en fait la chaleur et le stress lié à la circulation qui nous ont de loin le plus épuisés. Vers 15h30, nous trouvons ENFIN une guesthouse à Phonsi, complètement stressés et en surchauffe. On se rassasie avec les seuls plats disponibles : soupes de nouilles, riz collant et salade de papaye. Bon, demain, on retente le chemin le long du Mékong !

Mardi matin…

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[uk_flag] Beginning of the bike adventure in Laos – 1/2

We decided last week to buy two bikes and to continue the road pedaling. I could have written “Changing our means of transport” for this article title, but it’s actually much more than that: it completely transforms the travel, from the pace of days to the itinerary.

Why this decision? After almost 5 months of travel by bus, train and plane across India, China and Vietnam, we were a bit tired of the trip:

  • These modes make difficult access to remote “authentic” places, and you end up not seeing more than the tourist places where finally we passe more time with other tourists than with local people.
  • The trip is lacking some consistency and meaning. A destination is often chosen for a beautiful thing to see (a majestic temple, ancient ruins, a portion of a great wall, a national park, etc.) but often, you see everything in a few days what was to see. Unable to change place too frequently for reasons including budget, you stroll in the city looking for other occupations, which often ends in a museum and dozens of discussions around a coffee or a beer. And then you wonder: do I really want to use these 9 months of full freedom (not to say a job is a prison…) to visit some monuments and sipping fruit juice?
  • The first months in India had been a source of some difficulties and exciting discoveries because of the culture shock (it was also the beginning). Now it’s almost become “too easy” and we end up doing the same thing, even if it happens in different places.

Well, we are tired of the pace “city – train / bus – city”. So when we arrived in Laos in Vientiane, we bought mountain bikes and saddlebags to transform our cushy tourist trip to a much more spicy “bike trip”. Here we are on the roads and tracks (more or less muddy) for 6 days, with the aim to roll along the Mekong to Phnom Penh in Cambodia, about 2000 km, allowing us to take buses and pick-ups in case of major problems or if time is short.

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Small story of those early days

Departure on Sunday, June 26 from Vientiane to Paksan. It is not clear until where we will arrive, how fast and how long we will run. Given the heat and humidity in Southeast Asia (the rainy season has not really started yet, count from 30 to 35°C at midday), the first rule is to ride in the morning, and even very early in the morning. Up at 5 am and start at 6 am during daylight. This is the very good idea.

path-laosSmall geographical point: Laos has very few roads. National Highway 13 runs through the country from north to south, parallel to the Mekong River, 10-30 km away from it. There is also a smaller road (sometimes sometimes) closed along to the Mekong. Between these two roads are few roads perpendicular to switch from one to another.

We planned to ride on the road No. 13 to take advantage of a rather good concrete road, and on which one can drive fast. This is the very bad idea. We had heard a lot about Laos deserted roads, but it doesn’t apply to this national road: many motorcycles and scooters (absolutely not annoying) but also countless pick-ups, trucks and giants buses at elevate speed (they look to easily exceed 150 km/h on the not very wide 2-way-road), which double despite a blatant lack of visibility, which double us, shaving us sometimes less than 20 cm so that one is already on the side of the road almost to roll on the gravel slipping or on broken glass… Otherwise, when they have some room (ie no vehicle coming in front), they double by leaving you many meters for safety. However, if a vehicle, even a truck, arrives in front, they will pass ANYWAY, you have to make way. Because, as throughout Asia, the largest vehicle has priority over the smaller, and therefore it is up to you little bike to save your skin. We wanted adventure, but not suicide!

dsc_1361.jpgAfter several tens of kilometers we give up and take a bus to Paksan where we spend the rest of the day to release the tension. We go “in town” (or should I say in the village) in the early evening to eat, but surprisingly no restaurant seems to want to serve us a meal. At 17:30, some have dinner with the family, others watch the European Football Cup, others deal with their laptop, anyway we receive 4-5 times a polite “no”, just without any explanation exept for a shrug and an embarrassed and sorry smile. No desire to serve foreigners? No desire to work? We will never know. We eventually find a restaurant that offers us sticky rice and unripe papaya salad (the way it’s  prepared here), seasoned with lime and with a ton of spice. Roby finally has his chili that was missing, I eat dry rice.

Monday, we will restart soon hoping to achieve faster the small road closer along the Mekong, traffic is calmer before 10 am. During the first break, surprise: Roby’s bike has a flat tire! The responsible? A mini metal tip of 1/3 x 2 mm. How could such a thin piece pierce the tire? It’s 9 am, the sky is clear, it’s already hot and humid. Putting a patch and an hour later, the heat is hard to tolerate, but we must go on. We finally arrive at the junction with the smaller road, in Pakkading. Phew! we will finally be able to separate ourselves from the crazy vehicles. But… this little road is lovely but full of stones, and considering the quality of our tires, we preferred to walk and push our bikes… Well, at this rate it’s not worth going on, U-turn and we continue on the road No. 13. Unbearable heat, razor sharp overtaking by trucks and buses and my partner goes berserk… but impossible to stop before finding shelter for the night. I thought the act of pedaling bicycle was the most tiring, but it’s actually the heat and stress of traffic which, by far, mostly exhausted us. At around 15:30, we FINALLY find a guesthouse in Phonsi, completely stressed and overheated. It’s satisfied with the only available dishes: noodles soups, sticky rice and papaya salad. Well, tomorrow we will retry the path along the Mekong!

Tuesday morning…

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4 thoughts on “Beginning of the bike adventure in Laos – 1/2 /F/E/

  1. Pingback: Beginning of the bike adventure in Laos – 2/2 F – Carambolasia

  2. Pingback: Monsoons begin… and interrupt our trip F – Carambolasia

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